Avocats indélicats ? L’O.B.F.G. veille au grain


Il peut arriver que certains avocats omettent de reverser des sommes qui transitent sur leur compte de tiers à leurs clients. De tels cas isolés existent malheureusement et « le barreau pâtit des malversations commises par un des siens dans la mesure où, le plus souvent, ces malversations connaissent un retentissement certain, notamment dans la presse, et où elles rejaillissent donc sur l’ensemble de la profession »1.

C’est la raison pour laquelle l’O.B.F.G. a souscrit une assurance indélicatesse qui s’ajoute à l’assurance responsabilité professionnelle valable pour tous les avocats.

Plus précisément, l’assurance indélicatesse vise à « garantir, pour compte de qui il peut appartenir, le remboursement de fonds, effets ou valeurs reçus par les avocats dans l’exercice de leur profession et non restitués par ceux-ci à la suite d’une indélicatesse »2. L’indélicatesse peut, quant à elle, être définie comme « tout acte délictueux (frauduleux) ou malhonnête qui a pour conséquence un détournement de fonds ou de biens appartenant à un tiers ».

Un point essentiel s’agissant de cette assurance : la garantie s’applique uniquement aux réclamations formulées pendant la période de validité du contrat dans un délai de douze mois à dater de l’omission, la radiation ou le décès de l’avocat indélicat.

457 - juillet 2011

Christophe Verdure
Chercheur FUSL et chercheur associé UCL

NOTES

1 B. Vinçotte, « L’assurance “indélicatesse” remise en question ? », La Tribune, 2008, p. 24.

2 Civ. Bruxelles, 6e ch., 8 novembre 2004, R.G.A.R., 2005, n° 14049.